
Bonjour chers tous,
je vous propose - à vous de me soumettre vos objections - un petit dîner entre sympathiques camarades de classe, dans un de ces restaurants du petit Saint Michel, qui comprend les célèbres rue de la Harpe (celle en face du Musée de Cluny, qui commence par un Minelli, et un Mac Do, moins classe) et rue de la Huchette (avec le Gibert Jeune section Philosophie notamment). Ces vestiges du Paris médiéval regorgent de restos pseudo-traditionnels, qui en toute honnêteté ne reflètent pas exactement ce qu'on nomme le terroir, mais dont l'ambiance demeure fort joyeuse...
L'an dernier à la même époque, j'avais réuni quelques quarante magnoludoviciens au Colbert - qui sera trop petit pour notre classe. Si vous êtes intéressés par le concept, proposez des dates et signalez-vous, que je puisse négocier des prix puis réserver.
Ce dîner de classe ne nous dispense bien évidemment pas d'une soirée de fin d'année - d'ailleurs Jacinthe si tu n'as pas de lieu, je peux te refourguer tout un carnet d'adresses ;) .
A très bientôt - et oui, je suis toujours malade, snif snif. Bises.
Comme dirait l'un de nos professeurs, on fait difficilement mieux en terme d'enfoncement de portes ouvertes mais je me disais que malgré tout ça avait son importance. Perdue dans les livres, j'ai eu l'idée de me distraire un peu sur le Net. On dit souvent "Google est ton ami" ou même "va voir Wikipédia" à tout pauvre paumé de la sphère internautique (quoi je tourne autour du pot ?) et euh, je suis donc allée faire un tour là-bas.
Je vous propose donc juste le portail de Wikipédia sur la France au XIXème siècle, qui me semble assez riche et complet (avec en prime quelques documents iconographiques) Je me disais que pour certaines synthèses, ça pourrait être intéressant, ainsi que les biographies, par exemple ...
Et la traduction de Macrobe aussi tant qu'on y est (je suis un peu à la bourre soit mais mieux vaut tard que jamais)
Julie, parvenue à l'âge de trente-huit ans, aurait, avec plus de bon sens, considéré cette époque comme celle de son déclin vers la vieillesse; mais elle abusa de l'indulgence de la fortune, comme de celle de son père. Néanmoins son amour pour les lettres, et l'instruction qu'il lui avait été si facile d'acquérir dans sa maison, le tout joint à un caractère rempli de douceur et de bonté, faisaient encore d'elle une femme pleine de grâces, au grand étonnement de ceux qui, connaissantses vices, ne concevaient pas comment ils pouvaient s'allier avec des qualités si disparates. Plus d'une fois son père lui avait prescrit, en des termes dont l'indulgence tempérait la gravité, qu'elle eût à modérer le faste de ses ornements et l'appareil de ses cortéges. Lorsqu'il considérait la ressemblance de physionomie de ses nombreux petits-fils avec Agrippa, il rougissait de douter de la vertu de sa fille; puis il se flattait que son caractère léger et pétulant lui donnait l'apparence du vice sans qu'elle en eût réellement la culpabilité, et il osait croire qu'elle était telle que, parmi ses ancêtres, avait été Claudia; ce qui lui faisait dire à ses amis qu'il avait deux filles qui demandaient les plus grands ménagements, et dont il devait tout supporter : la république, et Julie. Julie était venue voir Auguste dans un costume dont l'indécence offensait les yeux de son père, qui néanmoins garda le silence. Le lendemain elle changea de tenue, et elle vint embrasser son père, joyeux de la voir dans un costume d'une sévérité remarquable. Celui-ci, qui la veille avait comprimé sa douleur, ne put retenir sa joie, et dit.
« Combien ce costume est plus convenable à la fille d'Auguste ! »
Mais Julie sans se déconcerter répliqua:
« En effet, je me suis parée aujourd'hui pour les yeux de mon père; et hier, pour ceux de mon mari. »
Voilà la fiche du chapitre VIII...
A lundi.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Commentaires