
ayant étudié George Dandin en première, je met mon cours à votre disposition.
George Dandin Molière
1668
I - L'AUTEUR
1°/ Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622 - 1673)
- l'Illustre Théâtre , fondé en 1643 ac Madeleine Béjart;
- ms obligé de s'engager avec Madeleine ds une troupe de comédiens ambulants
(durant 15 ans) pr causes financières;
- 1ères farces (La Jalousie du Barbouillé, 1646) et comédies (Le dépit Amoureux, 1656)
- retour à Paris en 1658, protection du duc d'Orléans, joue dvt Louis XIV (Le docteur
amoureux, farce)
- triomphe en 1659 ac les Précieuses Ridicules;
- s'installe ac sa troupe au Palais Royal en 1661
- de là, multiples succès : L'école des maris (1661), L'école des femmes (1662)...
- cpdt ennuis : Ecoles des femmes condamnée par les dévots
Le Tartuffe (1664) scandale et interdiction de la pièce par dévots
Dom Juan (1665) idem;
- après le Misanthope (1666) il revient à un théâtre + divertissant : comédie-ballet ac
Le Bourgeois gentilhomme (1670), la farce ac Les Fourberies de Scapin (1671),
comédies moins politiques ac L'Avare (1668) et Les Femmes Savantes (1672);
- meurt au cours de la 4ème représentation du Malade imaginaire
2°/ Une tradition farcesque
- ses 1ères pièces st des farces : La jalousie du Barbouillé; Le Médecin Volant (1647)
et il continuera tjrs d'en écrire (Le Médecin malgré lui, 1666)
- d'ailleurs prcocédés farcesques ds ttes ses pièces:
- comédies de moeurs et d'intrigue : cps de bâtons ds Les Précieuses Ridicules et
Les Fourberies de Scapin ;
- gdes comédies : soupirs d'Arnolphe ds L'école des femmes ; épisode d'Orgon
caché s/s la table ds Le Tartuffe ; celui du valet Du Bois ds le Misanthope
- comédies-ballets : Le Bourgeois gentilhomme
- il renouvelle cpdt le genre en faisant fusionner 2 traditions: farce française (thèmes du
mariage et de l'adultère à Sganarelle, en 1660) et farce italienne (mettant en scène
l'opposition entre un viellard et des jeunes gens aidés par un fourbe à Les Fourberies
de Scapin). Il retient =nt de la farce les persos (valets et servantes, médecins, figure
du pédant); les situations (les précieuses ignorent que leurs soupirants st des valets);
le gestuelle, les déguisements, la verdeur du langage (Le Médecin malgré lui) et la
répétition mécanique des gestes et des mots.
- cpdt farce pas seulement divertissante, elle dévoile aussi les êtres et leurs
travers: Harpagon ds l'Avare, Orgon ds le Tartuffe.
- on peut =mt rattacher au théâtre de divertissmt les comédies comportant des inter-
mèdes chantés ou dansés : Le Bourgeois gentilhomme (sur une musique de Lully) et
George Dandin
- cpdt la farce n'est qu'un aspect de sa prod Le dépit Amoureux témoigne déjà d'une
recherche psychologique, Les Précieuses Ridicules relèvent de la comédie de moeurs
et marquent un effort de se détacher du divertissmt. L'école des femmes inaugure la
gde création molièresque: allusion au pb de la place soc des femmes, vérité psycho,
? morales ac. châtiment du héros...cela dépasse le cadre de la farce.
On retrouve dès lors ds ttes les comédies le refus des simplifications caricaturales
de la farce: ? idéologiques, liées aux cbts de Molière contre les vices et les ridicules de
son tps, la complexité des persos, la recherche de la sincérité = désormais caracté-
ristiques de sa prod.
3°/ "Peindre d'après nature"
-"Peindre d'après nature" les moeurs et les caractères, telle est son ambition, avouée
ds La critique de l'école des femmes (1663).
- la satire des moeurs contemporaines est originale par rapport aux conventions de la
comédie romanesque du XVIIè. Il critique les médecins, les excès de la préciosité, les
gens de la justice, la fausse dévotion tout en faisant monter le peuple et son langage sur
scène (valets, servantes, paysans, entremetteurs...).
à d'où création de types représentatifs
4°/ Un comique subtil
- moyens + subtils que la farce: contradictions internes des persos, revirements brutaux
de leurs relations, quiproquos, langage à double sens
à rire fondé sur compréhension intellect
même si le XIX est tenté par une interprétation tragique de Molière, ce comique sérieux n'oublie jms de faire rire. 5°/ Un idéal de modération et de vérité
- lequel s'exprime face à des persos au caractère excessif (Alceste ou Harpagon), ds les
honnêtes gens (Elmire face à Tartuffe et Orgon). Cette modération est liée à un bon sens
raisonnable, par où s'exprime la voix de la nature, qui refuse tt excès et tte hypocrisie.
II - L'OEUVRE
1°/ structure
- III Actes (7+ 8+ 8 sc)
à mm structure qui va en s'aggravant
- but 1 de G.D. : dénoncer la fille but 2 " " : la montrer en cgnie de son amant but 3 " " : s'en séparer - 1ère humiliation : s'excuser auprès de Clitandre 2ème " : se fait frapper 3ème " : aux genous d'A + a besoin de demander ce qu'il doit dire - pièce précédée du "Gd divertissmnt royal de Versailles" = pastorale: bergers - stmnts raffinés - préciosité à contrepoint dramatique : fin pastorale heureuse = fin G.D.
à " niveaux de langue : tragédie en vers, langage soutenu = comédie en
prose, langage familier - 3 unités = règle imposée au cours du XVIIè, typiquement française, ici: - unité de lieu : maison G.D. - " de tps : un jour (commence et finit la nuit) - " d'action : garantie par le perso de G.D. 2°/ personnages
a- George Dandin
- un dandin : une clochette pendue au cou du bétail / un niais à de dandiner ("M. de la
Dandinière") = ridicule, grotesque; - monologues : A I sc 1et 2, A III à perso solitaire qui ne peut parler qu'à lui-même;
- présent tt le tps (sf sc 3) ms tt le tps dominé (par femme ou b-p); - peur d'ê cocu ( L'Ecole des Femmes, La noyée de Boccace en 1350); il le devient emblèmatiqumt A II,sc2 (gestes de Clitandre et Angélique); - violent ("accomoder son visage à la compote"); - pas très intelligent : ne pense pas à essayer de séduire A; - sait à la fin qu'il ne pourra pas divorcer d'A (est s/s l'emprise des b-p) dc suicide probable; - sa parole est svt différée : - A I, sc 4 : langage = de celui des b-p; - A III,sc 7,8 : 1/ coupé par b-p = parole différée 2/ alcool = " disqualifiée 3/ doit répéter = " imposée - "pauvre type" obsédé par cocuage et titre de propriété à pathétique
b - beaux-parents - unité = pv absolu sur ts les persos; - soucis de bien parler et de montrer leur aristocratie; - pas de psychologie = archétype de la pte noblesse; - ridicules : "mamour", dernière phrase " Et nous mamour, allons nous recoucher". à patronyme révélateur
c- Angélique
- pv de la parole sur G.D. (A II, sc 2);
- mauvaise foi ("que voulez-vous que j'y fasses?");
- statut de femme mariée ("nous") qui ne veut pas s'"enterrer" ds le mariage
à revendication féministe contre le mariage
" humaine " la non-liberté; - intelligente, émancipée ds sa tête ms pas encore ds ses pratiques (A III, sc 7 "Vous avez sur moi une puissance absolue."); - "Tout ce que vous me faites faire ne servira à rien, tt sera demain à recomnnencer" A III, sc 7) à elle retrompera G.D.
3°/ lecture historique
- étude des moeurs des pts nobles provinciaux infatués de leurs titres : b-p;
- paysannerie riche prête à tt pr avoir un titre nobilière : G.D.;
- ridicule des b-p accordant un titre (ridicule lui aussi!) à G.D. : il n'a aucune légitimité
car ils n'ont aucun droit de lui accorder;
- morgue de l'aristocratie face au paysan : A = G.D.(= victime soc);
- cupidité des 2 côtés;
- réflexion sur les mariages arrangés (dialogue A, Mme de S, A III, sc7);
- position de Molière en faveur de la femme ( Ecole des Femmes) A II,sc 2.
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