Mardi 8 mai 2007

Et hop, dans la série "Matthieu nous fait des joulis tableaux", je vous présente une généalogie TRES SCHEMATIQUE mais que je trouve bien utile, de mon côté, des partis politiques français des années 1870 aux années 1930 :
http://www.mediafire.com/?fqdyfymfomf

EDIT : bon, bah, évidemment yavait des erreurs et de délicieuses imprécisions : maintenant, ça me semble plus juste : http://www.mediafire.com/?f3ync4ot5ad ; de plus, si vous prenez ça et que ça vous est utile, mettez un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ^^ ! Bon courage à tous !

A vos ciseaux !
(Désolé pour ceux qui n'ont pas Excel, pour le moment, je n'ai pas encore trouvé le moyen de le mettre sous un autre format, si j'y arrive, je vous tiens au courant.)

Matt.

PS : qu'on parle politique comme on l'a fait, je trouve ça très bien. Qu'on en parle comme c'est en train de se faire dans le post DU CALME !!!, non. La prochaine attaque personnelle que je vois, je la supprime. C'est pas de la censure, c'est du savoir-vivre : signez vos posts, échangez des idées, arrêtez de relayer des idées reçues sur Sarkozy ou sur le PS, pensez par vous-mêmes, ne surinterprétez pas, et gare à vos fesses !

par hk1-llg-2006-07 publié dans : Histoire
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Dimanche 11 mars 2007

Tout d'abord, je vous redonne les quelques sujets de l'annee derniere qu'il ns a passés :

 

- La mise en place de la Troisième République

- La France et ses colonies de 1870 à 1918

- La guerre ds la société française de la Belle Epoque aux années 1920

- La France à la Belle Epoque : une société unie ou divisée ?

- L'anticléricalisme en France de 1870 à 1914

- Les institutions de la Troisième République. Texte et pratique (1875 - années 20)

- La figure de l'ennemi en France des années 1880 aux années 1920

- Les droites en france de 1870 aux années 1920

- La naissance des partis politiques à la Belle Epoque

- Clemenceau

- La seconde révolution industrielle

- Les relations franco-allemandes de 1870 à la fin des années 1920

- Etre enfant en France des années 1880 aux années 1920 (attendez, vs trouvez ca humain comme sujet vous ????)

- Les gauches en France dans les années 1920

- L'action francaise

- Les loisirs en France à la Belle Epoque

- Les civils dans la Grande Guerre

-Le radicalisme sous la troisième République

 

Ensuite, je vous propose (Delphine vous propose plus exactement) que chacun rappelle son sujet de kholle du premier trimestre et donne la problematique qui va avec. Je commence donc :

- Le monarchie de juillet -> la question de sa legitimité (ou alors d'apres un autre prof d'histoire : pourquoi etait-ce la derniere monarchie ?)

 

Je pense que des que le prof nous donne les themes a travailler pour le 2e KB, je vous repreoposerai un systeme de fiches, si ca vs interesse ... Bon courage a tous !

par la jas publié dans : Histoire
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Samedi 9 décembre 2006
ENORME ERREUR sur la fiche que j'ai fait sur LNB : la citation n'est pas de Thiers (qui, lui, préférait dire que c'était un "crétin"), mais de Guizot.
Toutes mes excuses les plus plates.  
par VM publié dans : Histoire
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Mercredi 6 décembre 2006
Et voilà le nouvel hymne de la classe, je vous conseille de l'apprendre par coeur dès maintenant!

(Je mets ça dans la catégorie histoire pour faire pseudo-sérieux)

Le samedi soir après l'turbin

L'ouvrier parisien

Dit à sa femme : Comme dessert

J'te paie l'café-concert

On va filer bras dessus bras dessous

Aux galeries à vingt sous

Mets vite une robe faut te dépêcher

Pour être bien placé

Car il faut

Mon coco

Entendre tous les cabots

Viens poupoule, {x2} viens !

Quand j'entends des chansons

Ça me rend tout polisson

Ah !

Viens poupoule, {x2} viens !

Souviens-toi que c'est comme ça

Que je suis devenu papa.

Un petit tableau bien épatant

Quand arrive le printemps

C'est d'observer le charivari

Des environs de Paris

Dans les guinguettes au bord de l'eau

Au son d'un vieux piano

On voit danser les petits joyeux

Criant à qui mieux mieux

Hé le piano !

Tu joues faux !

Ça n'fait rien mon petit coco.

Viens poupoule, {x2} viens !

Ce soir je t'emmène ... où ?

A la cabane bambou

Hou !

Viens poupoule, {x2} viens !

Et l'on danse plein d'entrain

La "polka des trottins"

Avec sa femme un brave agent

Un soir rentrait gaiement

Quand tout à coup juger un peu

On entend des coups de feu

C'était messieurs les bons apaches

Pour se donner du panache

Qui s'envoyaient quelques pruneaux

Et jouaient du couteau

Le brave agent

Indulgent

Dit à sa femme tranquillement :

Viens poupoule, {x2} viens !

Pourquoi les déranger

Ça pourrait les fâcher

Ah !

Viens poupoule, {x2} viens !

Ne te mets pas en émoi

Ils se tueront bien sans moi

Deux vieux époux tout tremblotants

Marient leurs petits enfants

Après le bal vers les minuit

La bonne vieille dit

A sa petit fille tombant de sommeil :

Je vais te donner les conseils

Qu'on donne toujours aux jeunes mariés

Mais le grand-père plein de gaieté

Dit doucement :

Bonne maman

Laisse donc ces deux enfants

Viens poupoule, {x2} viens !

Les petits polissons

N'ont pas besoin de leçons

Ah !

Viens poupoule, {x2} viens !

Je suis bien certain ma foi

Qu'ils en savent plus que toi

Les jeunes mariés très amoureux

Viennent de rentrer chez eux

Dans leur gentil petit entresol

Ils crient : Enfin seuls !

Madame se met vite à ranger

Sa petite fleur d'oranger

Pendant que Monsieur bien tendrement

Dit amoureusement

Pour tâcher

De s'épancher

Montrant la chambre à coucher :

Viens poupoule, {x2} viens !

Les verrous sont tirés

On pourra se détirer

Ah !

Viens poupoule, {x2} viens !

Viens chanter mon coco

La chanson des bécots

Un député tout frais nommé

Invitait sa moitié

A venir entendre un grand discours

Qu'il prononçait le même jour

Mais à peine a-t-il commencé

Qu'on lui crie : C'est assez

Constitution ! Dissolution !

Pas d'interpellation !

Ahuri

Abruti

Il prend son chapeau et dit :

Viens poupoule, {x2} viens !

Je ne veux pas devenir sourd

Pour vingt-cinq francs par jour

Ah !

Viens poupoule, {x2} viens !

C'est bien assez ma foi

D'être attrapé par toi.

par Alaya publié dans : Histoire
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Mercredi 15 novembre 2006
Je mets en ligne mes notes sur la conférence de Jacqueline de Romilly. Evidemment, c'est toujours moins bien que de la voir en vrai, mais bon... (Elle est géniale! Je l'adooore!)

DEMOCRATIE ET TRAGEDIE

DANS LA GRECE ANTIQUE

CONFERENCE DE JACQUELINE DE ROMILLY

(13 NOVEMBRE 2006)

"C'est une impression délicieuse d'être encore quelque peu vivante et d'entendre son éloge funèbre!"

"Je viens héroïquement, et voilà, je suis là héroïquement"

Démocratie athénienne inventée très peu avant Ve siècle, meurt à la fin du Ve siècle. Tragédie également, à quelques années près: selon Aristophane, mort de la tragédie = mort de Sophocle. Tragédie: une affaire de la cité: 3 auteurs de tragédie choisis par les responsables de la cité, toute la cité venait aux représentations: fin du Ve siècle, on touchait une indemnité pour aller au théâtre, pour permettre à tous d'y aller.

=> théâtre, une affaire politique, comme la démocratie.

Comment les tragédies grecques reflètent-elles ce lien entre démocratie et tragédie?

"Alors attention! Je vais retenir 3 aspects. Ca se fait, dans les conférences."

I. La tragédie: reflet de la démocratie

II. Thèmes politiques qui apparaissent dans la tragédie

III. Influence des discussions politiques

I. La tragédie: reflet de la démocratie

Tragédies de Eschyle, Sophocle et Euripide très révélatrices.

ESCHYLE

Première tragédie conservée: Les Perses, d'Eschyle: défaite perse de Salamine, du point de vue des Perses. Bataille à laquelle Eschyle a participé. Normalement, ne devrait pas y avoir d'élan démocratique, car se passe chez les Perses. Mais la Atossa, reine des Perses, mère de Xerxès et veuve de Darius, s'étonne de voir la démocratie installée à Athènes: "Ils ne sont esclaves ni sujets de personne".

(Petite remarque personnelle: cf. Corneille: moeurs des personnages: celles du XVIIe siècle et pas de l'Antiquité)

Histoire d'Hérodote (Livre VII): Xerxès s'étonne à l'idée que les Grecs puissent résister à son immense armée: n'ont pas de chef. Réponse d'un Lacédémonien: s'ils sont libres, ils ne sont pas libres en tout, ils ont un maître: la loi, qu'ils craignent plus que tes sujets ne te craignent.

Les Suppliante d'Eschyle. A Argos: pas de démocratie. Roi voit arriver troupe de suppliantes poursuivies par Egyptien. Roi ennuyé: ne veut pas déclencher de guerre. Dit qu'il doit consulter la ville avant de répondre. Le choeur s'étonne: c'est toi, la ville. Roi insiste, et une fois la ville d'accord, il accueille les suppliantes. Moment d'autant plus intense qu'il est inutile pour l'action.

Prométhée d'Eschyle. Zeus, qui vient de prendre le pouvoir, est un tyran: il érige en lois ses caprices.

=> Partout, des petites suggestions au passage. Quand il n'y a pas encore la démocratie, il y a déjà la fierté de ne pas obéir à l'arbitraire d'un homme.

SOPHOCLE

Antigone, de Sophocle. Antigone condamnée pour avoir enterré son frère ("Après sa mort, évidemment!") alors que Créon l'avait interdit. Son fils, fiancé d'Antigone, lui dit qu'il a tort de ne pas écouter ce qui se dit dans sa ville. Créon répond qu'une cité ne serait pas alors la chose de son maître. Réponse du fils: "Tu serais bien fait pour commander tout seul dans une cité vide!"

EURIPIDE

Les Suppliantes, d'Euripide. (et pas Les Suppliantes, d'Eschyle). Le héros dit à Thésée, roi d'Athènes, qui passe pour le fondateur de la démocratie: "Où est le tyran de ce pays?". Mais Athènes: pas une tyrannie => débat sur le régime.

Il y aura des critiques contre la démocratie, mais aussi des textes magnifiques pour la défendre. Thésée: "Pour un peuple, il n'est rien de pire qu'un tyran. Sous ce régime, pas de lois faites pour tous. Un seul homme gouverne, et la loi, c'est sa chose. Donc, plus d'égalité, tandis que sous l'empire des lois écrites, pauvres et riches ont mêmes droits. Le faible peut répondre à l'insulte du fort, et le petit, s'il a raison, vaincra le grand. Quant à la liberté, elle est dans ces paroles : « Qui veut, qui peut donner un avis sage à sa patrie ? » Lors, à son gré, chacun peut briller... ou se taire. Peut-on imaginer plus belle égalité ?"

=> rencontre entre liberté et égalité. Tous les citoyens ont le droit d'intervenir, et le devoir de trancher en votant: "Qui veut prendre la parole?"

II. Thèmes politiques dans la tragédie

2 thèmes en particulier: la concorde et la justice.

Concorde ? guerre civile: problème majeur du Ve siècle.

Selon Thucydide: dans toutes les villes, guerres entre démocrates et oligarques.

411: Athènes a failli succomber à la guerre civile.

ESCHYLE

L'Orestie, d'Eschyle. Quel sort pour Oreste qui a vengé son père? Athéna contre les Erinyes (déesses de la vengeance), mais s'accordent sur un point: il ne faut pas de guerre entre les citoyens. "Il y a un grand héroïsme de la guerre, mais fi des combats entre oiseaux de la volière!"

EURIPIDE

Phéniciennes, d'Euripide. Ecrit en 410, quand Athènes a failli connaître guerre civile. Querelle des fils d'Oedipe pour le pouvoir. Jocaste assiste à ses contestations. Pour l'un des deux fils, la plus belle des souverainetés, c'est l'ambition => n'abandonnera pas. Réponse de Jocaste, qui veut inciter son fils à partager avec son frère: la nuit à la paupière obscure cède place au soleil brillant, et ils partagent de façon égale le cycle de l'année, et vous, vous ne pouvez pas vous entendre? Où est la justice? Jocaste réclame réconciliation, entente dans la cité => plaidoyer pour l'omonoia, la concorde (c'est à ce moment que le mot apparaît).

Orestie, d'Euripide. Création d'un tribunal succède à la justice individuelle. Tous les détails de la bonne organisation de la justice sont dans la pièce.

SOPHOCLE

Antigone, de Sophocle. Conflit entre 2 justices: justice politique (Créon) contre les lois inévitables des dieux, qui font appel à la conscience. Défaite de la justice du souverain.

EURIPIDE

Prolongation de cette autre justice de Sophocle, lois non-écrites des Grecs, lois valables pour tous: respect des dieux, personnes, héros, ambassadeurs, suppliants...

III. Influence des discussions politiques

Discussions de l'assemblée du peuple, des tribunaux => il fallait savoir parler, écouter, discuter => sophistes: leçons de parole: une mode.

A l'intérieur de chaque pièce, thème général et tirade sur ce thème, traité de façon universelle, sans allusions précises. Gêne des modernes: on n'imagine pas ces grandes analyses dans les tragédies modernes (ex: description de l'organisation du tribunal...) "Deux exemples amusants. Amusants pour moi, vous êtes pas forcés de rire aux larmes":

Hippolyte, d'Euripide. Phèdre se demande d'où viennent les fautes que l'on connaît. Voir le bien suffit-il pour le faire? Psychologie de la faute que Racine a eu le bon goût de sauter. Mais Athéniens d'alors: passion pour ces analyses générales.

Hécube, d'Euripide. Hécube: vieille reine de Troie. On immole sa fille Polyxène. Réflexion: quel est le plus important, entre la nature et l'éducation? Ajoute: "Mais ce sont là des traits où mon esprit s'égare." => reflet des habitudes de la discussion d'alors: dans la tragédie, lien avec démocratie plus net que dans les tragédies qui ont imité la tragédie grecque.

Dans ces petites discussions générales qui se multiplient chez Euripide, on voit aussi les défauts de la démocratie: rôle des démagogues (Ulysse...), opportunisme des candidats...

Bonus: questions (l'art de la réplique)

- Comment empêcher les effets pervers de la démocratie?

- Je ne suis pas candidate à la présidence!

"Je ne suis pas Mathusalem, mais dans ma jeunesse, je n'avais pas encore le droit de vote, alors, au Ve siècle, il ne faut pas leur en demander trop!"

"Je termine sur une note délicieusement modeste. Ca change!"
par Alaya publié dans : Histoire
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