Dimanche 25 mars 2007
Un résumé détaillé de l'Odyssée

Vous pensez que si on ne fait pas nos traductions, et qu'on lui dit que c'est parce qu'on lit l'Odyssée, ça va passer?
par Alaya publié dans : Latin confirmé
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Jeudi 15 février 2007
par Alaya publié dans : Latin confirmé
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Mardi 30 janvier 2007

Tant qu'on y est, restons-y! Je publie dans la foulée la traduction de la version de samedi dernier - comme toujours, je déconseille aux personnes à l'humeur dépressive de lire...

[3,96] (1) On trouva dans le camp de Pompée des tables à trois lits dressés, des buffets chargés d'argenterie, des tentes couvertes de gazon frais, quelques-unes même, comme celle de L. Lentulus et de quelques autres, décorées de lierre, et beaucoup d'autres choses qui annonçaient à la fois une recherche excessive et l'espoir de la victoire. Il était facile de voir qu'ils ne doutaient nullement du succès de la journée, puisqu'ils se permettaient ce luxe frivole. (2) Et cependant ils ne craignaient pas d'accuser de mollesse cette armée de César, si pauvre et si forte, à laquelle les choses les plus nécessaires avaient toujours manqué. (3) Pompée, dès qu'il nous vit franchir ses retranchements, monta sur le premier cheval qu'il trouva, dépouillé des insignes du commandement, s'échappa par la porte décumane, et courut à toute bride jusqu'à Larisa. (4) Il ne s'y arrêta point; mais, ayant rassemblé, avec la même célérité, quelques-uns de ses fuyards, il courut toute la nuit, accompagné d'une trentaine de cavaliers, arriva à la mer, et monta sur un vaisseau de transport; se plaignant, à plusieurs reprises, à ce qu'on a dit, de s'être si étrangement abusé, qu'il s'était vu en quelque sorte trahi par ceux-là mêmes de qui il attendait la victoire, et qui avaient été les premiers à fuir.

par Fée Clo publié dans : Latin confirmé
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Mardi 30 janvier 2007

Chose promise, chose dûe. Je mets en ligne la traduction française des portraits de Pompée et de César, extraits de la Pharsale. Même si je doute très sincèrement de l'utilité de mon post, puisqu'en élèves sérieux et surtout, latinistes assidus, vous avez déjà travaillé votre Lucain, non?

Ce site s'adresse aux non latinistes, du moins je le suppose, puisqu'on vous propose des listes de vocabulaire pour chaque passage, incluant "et", "non" ou encore "sub"... Pharsale, v. 129 à 143: http://users.skynet.be/remacle/Lucain/phars1.htm

v. 143 à 157: http://users.skynet.be/remacle/Lucain/phars2.htm

v. 158 à 182 (on en a pas besoin, juste pour les curieux...): http://users.skynet.be/remacle/Lucain/phars3.htm

Et pour finir, une traduction remaniée: Portraits de Pompée, de César. 

 

Toi, Pompée, tu crains que l'éclat de tes anciens travaux ne soit obscurci par de nouveaux exploits, et que la conquête des Gaules n'efface tes triomphes sur les pirates : cette longue suite de prospérités et d'honneurs te remplit l'âme d'orgueil, et ta fortune ne peut se résoudre à partager le premier rang. César ne veut rien qui le domine ; Pompée ne veut rien qui l'égale. Lequel des deux partis fut le plus juste ? On ne peut le dire sans crime. Chacun a pour lui un puissant suffrage. Les dieux se déclarent pour le vainqueur, mais Caton s'attache au vaincu.
Les forces ne sont pas égales. Pompée, sur le déclin des ans (
14), amolli par le long usage des dignités pacifiques, avait oublié la guerre au sein du repos, tout occupé de sa renommée, soigneux de plaire à la multitude, poussé par le vent de la faveur populaire, et flatté de recueillir les applaudissements de son théâtre, il se reposait sur son ancienne fortune, sans se préparer des forces nouvelles : il lui restait l'ombre d'un grand nom.
Tel, au milieu d'une fertile campagne, un chêne superbe, chargé des dépouilles des peuples et des trophées des guerriers. Il ne tient à la terre que par de faibles racines ; son poids seul l'y attache encore. Il n'étend plus dans les airs que des branches dépouillées, c'est de son bois, non de son feuillage, qu'il couvre les lieux d'alentour. Mais quoiqu'il chancelle, prêt à tomber sous le premier effort des vents, quoiqu'il s'élève autour de lui des forêts d'arbres robustes, c'est lui seul qu'on révère.
 
Au nom, à la gloire d'un grand capitaine, César joignait une valeur qui ne souffrait ni repos, ni relâche, et qui ne voyait de honte qu'à ne pas vaincre dans les combats. Ardent, infatigable, où l'ambition, où le ressentiment l'appelle, c'est là qu'il vole, le fer à la main. Jamais le sang ne lui coûte à répandre. Mater ses succès, les poursuivre, saisir et presser la fortune, abattre tout ce qui s'oppose à son élévation, et s'applaudir de s'être ouvert un chemin à travers des ruines : telle était l'âme de César.
Ainsi la foudre que le choc des vents fait jaillir des nuages, brille et remplit l'air d'un bruit qui fait trembler le monde. Elle sillonne le jour, répand la terreur au sein des peuples pâlissants que sa flamme éblouit, frappe et détruit ses propres temples, perce les corps les plus durs, marque sa chute et son retour par un vaste ravage, et rassemble ses feux dispersés.

 

 

par Fée Clo publié dans : Latin confirmé
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Mercredi 10 janvier 2007

Bonsoir, voici la traduction - si vous ne l'avez pas encore travaillée/trouvée sur le net (à chacun sa méthode!) - du passage que nous avons à traduire en latin. Veuillez m'excuser si comme toujours je m'y mets à la bourre...

"Vous m'avez confié la direction de la guerre contre Jugurtha, décision dont la noblesse est furieuse. Réfléchissez, je vous prie : ne vaudrait-il pas mieux vous déjuger et prendre, dans ce bloc de la noblesse, pour lui donner cette charge ou telle autre semblable, un homme de souche ancienne, qui ait de nombreuses statues d'ancêtres, sans jamais avoir été soldat ? Dans une tâche de cette importance, il ignorerait tout, tremblerait, se démènerait, et irait enfin chercher dans le peuple quelqu'un pour lui apprendre son métier. Généralement, celui que vous avez choisi pour exercer le commandement suprême, essaie d'en trouver un autre qui lui commande à lui-même. J'en connais, citoyens, qui ont attendu d'être nommés consuls pour lire l'histoire de nos pères et les leçons militaires des Grecs, faisant ainsi tout à rebours ; sans doute on exerce une magistrature, après y avoir été appelé ; mais en fait, il faut, d'abord, par une action continue, s'y être préparé.

 

Maintenant, citoyens, à ces hommes pleins de superbe comparez l'homme nouveau que je suis. Ce qu'ils ont appris par ouï-dire ou par les lectures, je l'ai vu, moi, ou bien je l'ai fait ; ce qu'ils savent par des livres, je le sais, moi, par mes campagnes. A vous de dire ce qui vaut mieux, les actes ou les paroles. Ils méprisent ma basse origine, je méprise leur lâcheté ; on m'objecte, à moi, un accident du hasard, d eux leur malhonnêteté. Sans doute, la nature est une, elle est la même pour tous ; mais le plus brave est le mieux né. Et si l'on pouvait demander aux ancêtres d'Albinus ou de Bestia qui, d'eux ou de moi, ils préféreraient avoir pour descendants, quelle serait, à votre avis, leur réponse ? ils voudraient avoir pour fils le plus honnête, S'ils ont raison de me dédaigner, qu'ils dédaignent aussi leurs ancêtres, devenus, comme moi, nobles par leur courage ! Ils m'envient l'honneur que vous m'avez fait ; qu'ils envient donc ma peine, ma probité, les dangers que j'ai courus, puisque c'est par ces moyens que j'ai obtenu cet honneur. Mais, pourris d'orgueil, ils vivent comme s'ils méprisaient les dignités que vous conférez, et, en même temps, ils les briguent, comme si leur conduite était honorable. Certes, leur erreur est grande à vouloir obtenir deux résultats incompatibles, les plaisirs de la paresse et les récompenses de la vertu. Leurs discours, devant nous ou devant le Sénat, sont pleins des éloges de leurs ancêtres ; ils pensent que le rappel de ces grandes actions ajoutera à leur propre illustration. Grave erreur : plus la vie de ceux-là a eu d'éclat, plus la lâcheté de ceux-ci est honteuse. Oui, oui, il en est ainsi : la gloire des ancêtres jette sur leurs descendants une vive lumière ; elle ne laisse dans l'ombre ni les vertus, ni les crimes.

 

Je n'ai point d'ancêtres, je le confesse, citoyens, mais ce qui vaut mieux, je peux parler de ce que j'ai fait. Et vous voyez là toute leur injustice : ils se targuent de mérites qui ne sont pas les leurs, et me refusent celui que je dois à moi seul, probablement parce que je n'ai pas de statues d'ancêtres et que nul des miens n'a été noble avant moi. Mais ne vaut-il pas mieux créer soi-même sa noblesse que d'avilir celle qu'on a reçue ?

 

Je n'ignore certes pas que, s'ils veulent me répondre, il leur sera facile de parler avec abondance et avec art. Mais comme, à propos du témoignage d'extrême bienveillance que vous m'avez donné, ils vont partout nous déchirer, vous et moi, de leurs calomnies, je n'ai pas voulu me taire, afin de ne pas laisser prendre ma modération pour un aveu. J'ai ma conscience pour moi, et aucun propos ne peut me blesser : vrai, il me fait forcément valoir ; faux, il est démenti par ma vie et mon caractère. Mais ce que l'on attaque, c'est la décision par laquelle vous m'avez imposé et l'honneur suprême et une lourde charge ; dès lors, réfléchissez bien, et voyez si vous n'aurez rien à regretter. Je ne peux pas, pour vous donner confiance, étaler sous vos yeux, les images de mes ancêtres, leurs triomphes et leurs consulats ; je puis du moins, s'il le faut, vous montrer mes lances, mon étendard, mes colliers, mes récompenses militaires, surtout mes blessures reçues par devant. Voilà mes images à moi, voilà ma noblesse, non transmise pat héritage, comme la leur, mais acquise par tous mes travaux et tous les dangers que j'ai courus.

 

Mon langage est sans art : c'est peu de chose. Le mérite se suffit à lui-même. Ils ont, eux, besoin d'être habiles, pour voiler leurs turpitudes sous de grands mots. Je n'ai pas appris les lettres grecques ; il ne me plaisait guère de m'en instruire, du moment où je ne voyais pas ceux qui les enseignaient se perfectionner en vertu. ;Mais ce qui a pour l'État plus d'intérêt, cela, je le sais : frapper l'ennemi, tenir un poste militaire, craindre uniquement la mauvaise réputation, accepter également l'hiver et l'été, dormir sur la terre, supporter en même temps le dénuement et la peine. Telles sont les règles que je donnerai à mes soldats ; je ne les tiendrai pas serrés, étant moi-même bien à mon aise ; je n'édifierai pas ma gloire sur leurs fatigues. C'est ainsi qu'on commande dans l'intérêt de tous, ainsi qu'on commande à des citoyens. En effet, vivre dans la mollesse et soumettre son armée à une dure discipline, c'est être un maître, non un général. Par les moyens que je viens de dire et d'autres semblables, vos ancêtres ont couvert de gloire eux et le pays.

 

C'est sur la mémoire de ces grands hommes que s'appuient les nobles d'aujourd'hui, si différents d'eux comme caractère, si pleins de dédain pour nous qui cherchons à les imiter ; ils réclament toutes les dignités, non qu'ils les méritent, mais comme un bien qui leur est dû. Grave erreur de leur orgueil extrême. Leurs ancêtres leur ont laissé tout ce qu'ils pouvaient leur transmettre : argent, statues, glorieux souvenirs ; ils ne leur ont pas laissé leur vertu : c'était impossible, la vertu étant la seule chose qui ne se donne ni ne se reçoive."

Bon courage et à demain!

par Fée Clo publié dans : Latin confirmé
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